La Maison Sport-Santé met le mouvement au cœur du quotidien dès l’école
Dans les écoles du SIVoM, le programme ICAPS (Intervention Centrée sur l’Activité Physique et la Sédentarité), porté par la Maison Sport-Santé (MSS), s’installe dans le quotidien des enfants. Une heure d’activité physique supplémentaire par semaine, des temps encadrés par des éducateurs sportifs et des actions menées en lien avec les équipes éducatives et les familles.
Bouger plus, dès le plus jeune âge
Depuis la rentrée 2024, le programme ICAPS s’installe dans les écoles du territoire avec une ambition claire : remettre le mouvement au cœur du quotidien des enfants et lutter contre la sédentarité.Le projet ICAPS s’inscrit dans une démarche transversale, fruit d’une collaboration étroite entre la Maison Sport-Santé, les mairies, les écoles, les services d’animation et la Maison de la Parentalité.Financé par l’Agence Régionale de Santé PACA, ce programmeest déployé dans des écoles de Drap, Saint-André-de-la-Roche, Aspremont et Colomars. Concrètement, ce programme permet d’offrir davantage d’activité physique, intégrée à l’emploi du temps des enfants, sans alourdir les contraintes des équipes éducatives.
Les séances ICAPS sont organisées sur le temps périscolaire du midi, offrant aux enfants l’occasion de découvrir de nouvelles activités entre deux temps de classe. À Drap, Saint-André-de-la-Roche et Aspremont, elles s’intègrent aussi directement durant le temps scolaire. « Ce qui change tout, c’est la régularité », souligne Diane Barat, l’éducatrice sportive référente du projet. « Les enfants savent que ce moment leur appartient. On installe une habitude, pas simplement une animation ponctuelle ».



La présence régulière d’un animateur sportif au sein de l’école est un véritable levier. « Sa présence garantit que l’activité physique est réellement mise en place », explique une enseignante. « Il suit l’évolution du projet, ajuste les séances et maintient la motivation des enfants… et des adultes ».
Les activités proposées sont variées et ludiques : tir à l’arc, cardiogoal, mini-golf, jonglage, basket ou encore trottinette. Le matériel reste à disposition dans les écoles, permettant aux animateurs et aux enseignants de prolonger la dynamique et de proposer des temps d’activité physique aussi souvent que possible, bien au-delà des séances encadrées par l’éducateur sportif.


Une approche globale pour changer les habitudes
ICAPS s’appuie sur une approche socio-écologique, une intervention de prévention universelle qui agit simultanément sur trois niveaux : l’enfant, son entourage et son environnement. L’objectif est clair : augmenter l’activité physique, réduire la sédentarité et stimuler durablement la motivation des enfants.
Le programme ne se limite pas à une séance de sport. Il déploie plusieurs axes d’action, à commencer par l’augmentation de l’offre d’activité physique sous toutes ses formes :
- Activités périscolaires sur le temps méridien,
- Temps extrascolaires, les mercredis et pendant les vacances,
- Stages sportifs, rencontres inter-centres,
- Formation des animateurs,
- Et même le prêt de “kits sportifs” pour diversifier les pratiques.
Apprendre à bouger… et comprendre pourquoi c’est nécessaire
ICAPS, c’est aussi un projet éducatif. Le programme vise à développer les connaissances et les compétences des enfants autour de l’activité physique et de la santé. Des livres adaptés sont prêtés, un fonds documentaire est proposé aux écoles, et les temps d’échanges se multiplient.
Les familles sont pleinement associées à la démarche, en lien avec le réseau parentalité du SIVoM. Des professionnels animent des temps de sensibilisation autour de thématiques concrètes : écrans, sommeil, équilibre alimentaire. « On ne culpabilise pas, on échange. L’idée, c’est de donner des informations simples, applicables au quotidien » souligne Véronique Nihotte, responsable de la MSS.

Intervenir dès l’école élémentaire, c’est agir à un moment clé. « C’est souvent l’âge où l’on commence à décrocher de l’activité physique », rappelle Véronique Nihotte. « Grâce aux enseignants, on touche aussi les parents. Le lien est fort, et les messages de prévention circulent ».
Un rallye sport-santé sera aussi proposé en mai aux élèves de CM2 des 4 écoles, afin de leur donner les clés pour prolonger cette dynamique après l’entrée en sixième. Cette rencontre sera animée des professionnels de la santé et du sport.













